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Un monument pour les homosexuels poursuivis pendant le national-socialisme

Appel

Berlin, la capitale de l'Allemagne, a besoin d'un lieu commémoratif des homosexuels poursuivis et persécutés sous le régime national-socialiste.

Un tel endroit pourra servir de signe permanent contre l'intolérance, l'hostilité et la discrimination envers les gais et lesbiennes.
 

En 1935, les nationaux-socialistes déclarèrent criminelle toute forme d'homosexualité mâle. Le champ d'application du paragraphe 175 du Code Pénal allemand (qui, depuis 1871, pénalisait certaines formes de contacts sexuels entre deux hommes) fut élargi, et les peines prévues furent augmentées de façon considérable et outre mesure. C'est ainsi qu'ensuite, des dizaines de milliers d'hommes furent condamnés pour homosexualité par la justice national-socialiste. Des milliers d'homosexuels furent internés dans des camps de concentration, où ils étaient forcés de porter un triangle rose sur leurs habillements comme signe de leur "crime". La plupart d'entre eux ne survivaient pas. Pour tous les homosexuels, les années sous le régime national-socialiste signifiaient l'impossibilité de vivre leur vraie identité sexuelle, des dangers permanents et la peur d'être découverts.
 

On ne doit pas priver les assassinés de la seule chose que notre impuissance peut encore leur prêter: la mémoire.
(Theodor W. Adorno)

 

Après les crimes du régime nazi, l'Allemagne s'est rendue une deuxième coupable fois envers les homosexuels. En République Fédérale d'Allemagne (l'"Allemagne de l'ouest"), le paragraphe 175 restait en vigueur dans sa forme de 1935 jusqu'en 1969. Dans les lois de dédommagement des victimes des nationaux-socialistes proclamées en R.F.A. à partir de 1956, les homosexuels n'étaient pas pris en compte. De même, il n'y a jamais eu aucun dédommagement pour la destruction et l'expropriation par les nazis, des associations luttant pour les droits des homosexuels gays et lesbiennes en Allemagne entre 1919 et 1933 (la République dite de Weimar). Les signataires ici se déclarent en faveur d'un dédommagement collectif qui mettra en relief la reconnaissance des injustices, et qui sera consacré au travail commémoratif et à l'engagement pour les droits de l'homme pour les lesbiennes et les gays.
 

Les prisonniers au triangle rose n'avaient jamais longtemps à vivre.
(Reimund Schnabel
Die Frommen in der Hölle
(Les pieux en enfer))

 

Le monument pour les juifs assassinés en Europe prévu à Berlin représentera un endroit qui va faire appel à la responsabilité de l'Allemagne, et qui va inviter à la lutte contre l'antisémitisme sous toutes ses formes. C'est dans ce sens que sont nécessaires d'autres lieux de commémoration pour d'autres groupes de victimes des nationaux-socialistes. L'intention de ces différents monuments ne sera pas de mettre un accent discriminatoire sur les différences entre les groupes de victimes, mais de considérer les particularités historiques de la persécution des différents groupes. Un lieu de commémoration pour les homosexuels poursuivis situé dans la capitale allemande, représentera enfin une forme digne à leur mémoire.

 

Premiers signataires de l'appel:

Marianne Birthler
Déléguée fédérale chargée des documents du service de la sûrete de l'Etat de l'ex-RDA (Gauck/Birthler-Behörde)

Dr. Alexander Brenner
président de la Communauté juive à Berlin

Frank Bsirske
président du syndicat ver.di

Michel Friedman
vice-président du Zentralrat der Juden in Deutschland (association des juifs en Allemagne)

Günter Grass
écrivain

Prof. Dr. Walter Jens
écrivain

Dr. Inge Jens
éditrice

Bischöfin Maria Jepsen
évêque protestante à Hamburg (Hambourg)

Günter Jeschonnek
auteur

Anetta Kahane
bureaux régionaux des affaires des étrangers en Allemagne

György Konrád
président de l'Académie des Arts Berlin-Brandenburg

Dr. Margot Käßmann
évêque protestante à Hannover (Hannovre)

Dr. Larissa Klinzing
bureau du syndicat GEW

Margret Mönig-Raane
vice-présidente du syndicat ver.di

Dr. Günter Morsch
directeur de la fondation Brandenburgische Gedenkstätten
(lieux de commémoration en Brandebourg)

Joachim Müller
comité consultatif de la fondation Brandenburgische Gedenkstätten

Dr. Lore Maria Peschel-Gutzeit
ministre de la justice du land de Hamburg

Romani Rose
président du Zentralrat Deutscher Sinti und Roma
(association des Sinti et Roma allemands)

Lea Rosh
publiciste, présidente du comité pour l'installation d'un monument pour les juifs assassinés en Europe

Prof. Dr. Reinhard Rürup
historien, directeur de la fondation "Topographie des Terrors", Berlin

Prof. Dr. Julius Schoeps
centre Moses Mendelssohn

Dieter Schulte
président du syndicat DGB

Jakob Schulze-Rohr
architecte

Paul Spiegel
président du Zentralrat der Juden in Deutschland (association des juifs en Allemagne)

Eva-Maria Stange
présidente du syndicat GEW

Susanne Stumpenhusen
présidente du syndicat ver.di

Ulrich Thöne
président du syndicat GEW, section de Berlin

Christa Wolf
écrivain

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